Qu’utiliser pour classer les informations que l’on diffuse ?
Ceci est un billet qui date d’avant l’effacement du blog et qui avait beaucoup intéressé certains.
Aujourd’hui, sur Internet, on se trouve confronté à une masse d’informations dans laquelle il est très difficile de trouver du contenu pertinent.
C’est pourquoi un enjeu majeur des personnes qui diffusent et créent de l’information (qu’ils soient bloggueurs, rédacteurs web ou autre) est de classer les contenus efficacement afin que le lecteur soit dirigé vers l’information la plus pertinente pour lui.
Le web suit forcément cette évolution et les sites s’adaptent aux nouveaux modes de recherche de l’information. Ainsi, les «tags» se développent de plus en plus.
D’ailleurs je pense que l’information «date» va avoir de moins en moins de valeur pour faire des recherches. Pourtant, avec le développement des blogs et leur forte valeur chronologique, la plupart des archives étaient classées par date. Mais les dates ne sont pas pertinentes lors de la recherche d’un contenu précis : elles devraient finir par être reléguées au terme de simple information, à l’instar d’un titre ou d’une description d’un billet
Le problème, c’est que différents types de tags se développent avec des usages différents et qu’il n’y a jamais eu de définition «officielle» de chacun des tags. Une discussion intéressante avait été débutée sur TechCrunch France à propos des tags et labels.
Les trois façons d’organiser l’information
Depuis ce billet, j’ai beaucoup réfléchi à cette question et j’ai réussi à établir trois grandes familles de classements aux caractéristiques et aux usages différents. Je vais vous les présenter ici Veuillez noter que quand je parle d’une page, il peut aussi bien servir d’un «post»1 ou de la page d’une vidéo sur un site comme YouTube ou Dailymotion.
Rubrique, dossiers, chaînes…
C’est le plus vieux type de classement qui existe sur Internet. Les sites Web 1.02 l’utilisent toujours.
On utilise un nombre arrêté de rubriques, lesquelles peuvent contenir des sous-rubriques limitées également. On trouve ces rubriques sur deux niveaux d’arborescence et dans ces rubriques, on trouve des pages.
Ce type de classement a trouvé une nouvelle jeunesse dans les sites de vidéos qui utilisent des grandes catégories prédéfinies. Chaque Internaute ne peut ainsi classer sa vidéo que dans une seule de ces chaînes : art et culture, musique, humour. Notez que pour ce qui correspond aux «chaînes» sur Dailymotion, YouTube emploie le terme «Catégories».
Généralement, lorsqu’on conçoit un site Web 1.0, on établit un rubricage fixe lors de la phase de conception et après il reste figé. On se contente de rajouter des pages dans les différentes sous-catégories. C’est le contenu qui s’adapte au classement.
- En résumé : nombre limité et figé, aborescence, chaque page n’est que dans une rubrique à la fois.
- Idéal pour : naviguer dans un site fixe, établir des grands thèmes, organiser un forum…
- Indique : la place d’une page dans un site.
- Comment les présenter ? sous forme de menus
- Quelle recherche ? On a une liste de catégories «brutes», puis on passe à des sous-catégories «moins brute» jusqu’à arriver sur la page qui correspond à ce qu’on cherche. Bref on arrive à une information en affinant pas à pas sa recherche : recherche linéaire.
Tags, mot-clefs :
Les tags font fureur parce qu’ils sont simples à utiliser, permettent d’obtenir des résultats très pertinents dans les recherches.
On n’a pas une liste arrêtée de tags ; en fait, les tags se rapportent aux différents sujets cités dans un article. Ainsi si on traite d’un film, on peut cite le nom du film, le type de film, les réalisateurs, les acteurs, les émotions qu’il procure…
Le principal écueil de ce type de classement est que tout le monde n’a pas la même notion du moment à partir duquel on peut se permettre d’utiliser un tag : pour Pierre, on ne pourra mettre un tag qu’à partir du moment où au moins un paragraphe qui ne concerne que le sujet de ce tag, tandis que pour Paul, il suffira d’avoir cité une fois un nom dans l’article pour l’utiliser comme tag.
- En résumé : nombre illimité, pas d’arborescence, chaque page possède une multitude de tags.
- Idéal pour : trouver un texte qui parle d’un sujet précis
- Indique : les sujets dont parle un billet
- Comment les présenter ? en théorie, on n’a pas besoin de représenter des tags. Mais la formule du nuage de tags3 permet d’indiquer quels sont les sujets de prédilection d’un site, ce qui est une information parfois fort révélatrice. Indiquer les tags utilisés pour un article permet à l’internautre d’être sûr d’être tombé sur le bon contenu avant de lire l’article en entier, ou d’accéder à des articles sur le même sujet.
- Quelle recherche ? On arrive à ce qui nous intéresse en croisant des tags pertinents pour qu’ils soient conformes au sujet que l’on vise : recherche par sujet.
Libellés, labels, catégories :
Les libellés sont le compromis entre les deux types de classements exposés ci-dessus. Ils ont également un succès fou, particulièrement au sein des blogs car c’est le système de classification proposé par défauts. Et oui, les «catégories» d’une solution de blog comme Wordpress ne sont rien d’autre que des labels.
Vous pouvez donc au choix les considérer comme des rubriques étendues ou comme des tags limités.
On définit un nombre restreint de libellés (qui peuvent s’enrichir à l’occasion) et on applique un ou plusieurs à un article. Ce qui permet de faire plusieurs logiques dans son classement. Par exemple, sur mon blog, un billet peut correspondre à une ancienne version du blog (il aura le libellé «Version X» et à d’autres sujets (comme «Média» et/ou «Personnel).
L’usage des libellés ne s’arrête pas aux seuls blogs. Les libellés sont très pratiques pour classer ses documents ou ses courriels. Gmail4 par exemple, propose l’utilisation de libellés pour classer ses emails. On peut donc classer un mail dans «Travail» et dans «Urgent», et créer le libellé «Dossier Trucmuche» à l’occasion.
Les libellés sont très souples par rapports aux rubriques et sont constamment appellés à évoluer. Par exemple, si on a un libellé «Chapeaux» et un autre «chaussures» et que ces deux libellés semblent trop précis pour être pertinents, on peut généraliser en fusionnant les deux et en créant une catégorie «vêtements». L’inverse est aussi vrai. C’est donc une méthode à ne pas occulter pour classer ses informations.
- En résumé : nombre limité pouvant être augmenté, avec ou sans aborescence, chaque page peut être classée dans différentes catégories.
- Idéal pour : classer des documents
- Indique : à quel(s) thème(s) se rapporte un billet (par rapport à un ensemble de thèmes)
- Comment les présenter ? sous forme d’une liste.
- Quelle recherche ? On cherche des billets qui se rapportent à un thème particulier : recherche thématique.
Conclusion
On ne peut pas dire qu’un de ces classements est meilleur que les autres, car ils correspondent chacun à un usage différent. Et étant donné que les internautes ont chacun une méthode de prédilection.
On peut noter que la classification de type «rubrique» est quasiment impossible à mettre en œuvre sur un blog. Mais ce n’est pas génant, car ils sont remplacés avantageusement par les catégories. D’ailleurs, si l’auteur d’un site se limite à n’utiliser qu’une et une seule catégorie pour chaque article, ces catégories se comportent comme des rubriques, donc on retrouve bien ce type de classification.
Je préconise donc d’utiliser deux de ces classifications complémentaires : tags et libellés ou tags et rubriques. Et si il est vrai qu’indiquer des tags donne du travail supplémentaire à l’auteur, le jeu en vaut la chandelle. Car finalement, aujourd’hui, la grande lutte que mènent des auteurs est d’attirer les lecteurs intéressés !
- Post : page propre à un billet seul sur un blog (remonter)
- Web 1.0 : Par opposition aux sites Web 2.0 (communautés, réseaux sociaux, blogs…), les sites Web 1.0 sont les sites dit «fixes», sans contenu généré par les visiteurs. (remonter)
- Nuage de tags : représentation qui fait apparaître tous les tags qu’un site utilise en leur donnant une taille correspondant à leur fréquence d’utilisation (remonter)
- le service de mail en ligne de Google (remonter)


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